Le nouveau film du nonagénaire Costa Gavras
Fabrice Toussaint (Denis Podalydes) un célèbre philosophe passe une IRM. Il va alors faire la rencontre fortuite d’Augustin Masset (Kad Merad) le chef de service des soins palliatifs. Le philosophe va alors partir en immersion dans le service du docteur Masset.
Sur la forme c’est un film à sketchs dans lequel on va suivre le passage de différents patients dans un service de soins palliatifs. De jeunes patients des moins jeunes également.
Ce qui est également assez singulier c’est cette hyper théâtralisation des rôles du médecin et du philosophe. Celà apporte une certaine distance dans un film qui tire vers le documentaire.
Le sketch le plus touchant reste celui de la communauté du voyage pour laquelle la fin de vie est une fête alors qu’elle est vécue par beaucoup de proches comme un drame qui paradoxalement serait plus important pour les proches que pour la personne en fin de vie.
L’empathie du médecin est sûrement plus forte plus sincère que celle du philosophe pour lequel cette expérience en soins palliatifs est aussi un projet de livre et une manière de briller en société.
Le fait enfin que l’on ne sorte pas d’une sphère privilégiée voir élitiste nous empêche d’avoir une pleine empathie ce qui reste une des seules limite à ce film plus qu’exigeant.
